Raboteuse dégauchisseuse Scheppach HMS850

👍 Ce qui facilite le travail
  • Format 780 mm qui tient sur un etabli standard
  • Passage degau/rabot sans demontage, basculement en quelques secondes
  • Microrupteur qui bloque le demarrage si le collecteur n est pas verrouille
  • Fers HSS 210 mm compatibles avec plusieurs marques
  • Disjoncteur de surcharge integre
👎 Ce qui complique les choses
  • Carter qui s engorge sans aspirateur d atelier (20 m/s minimum)
  • Pression acoustique de 101 dB au poste (LpA, notice), casque antibruit obligatoire
  • Tables aluminium qui se rayent au passage de bois sale

Scheppach HMS850 : mon avis après analyse complète de cette entrée de gamme

Votre rabot électrique portatif montre ses limites, mais votre garage fait à peine 10 m² et votre budget machine plafonne sous les 350 €. La raboteuse dégauchisseuse Scheppach HMS850 vise précisément ce créneau : une combinée de 204 mm qui tient sur un établi, se porte sans effort et promet de dresser vos débits sans vous ruiner.

Avec ses 1 250 W et ses 23 kg sur la balance, cette machine se positionne comme le strict minimum pour accéder au corroyage stationnaire (dresser et calibrer vos planches brutes sans passer par un menuisier). La fiche technique affiche des capacités honnêtes : 2 mm de passe, 120 mm de hauteur de passage en rabotage. Mais quinze ans d’atelier m’ont appris que les chiffres ne racontent jamais toute l’histoire.

Entre le gain de place indéniable et les compromis inhérents à cette catégorie de prix, où se situe réellement la HMS850 ? Je vous propose de passer au crible la conception, les performances sur différentes essences et les points qui méritent votre vigilance avant l’achat. J’ai travaillé des années sur des combinées d’atelier ; la HMS850, je ne l’ai pas eue entre les mains : je l’analyse à partir de sa fiche technique et de mon expérience du métier.

6,0
★★★☆☆sur 10
Note de l analyse (fiche technique) - Entree de gamme assumee

Verdict Express : Mon avis sur la Scheppach HMS850

Sous la barre des 300 euros, la HMS850 represente le ticket d entree vers le corroyage stationnaire. Ses 1 250 W et 23 kg en font la plus legere et la moins puissante de sa categorie, mais aussi la plus accessible pour qui debute avec un budget serre. Une machine qui ne triche pas sur ses capacites reelles.

+ Ce qui fonctionne bien

23 kg transportables par un seul operateur, format compact pour ateliers de moins de 15 m2, tables de 737 mm suffisantes pour les pieces courantes, garantie extensible a 10 ans via inscription Scheppach, finition attendue correcte sur resineux et feuillus tendres en passes de 1,5 a 2 mm.

! Les limites a connaitre

Guide parallele sujet a la flexion (sur-guide en medium conseille), aspiration inefficace sans extracteur d atelier dedie, 1 250 W limites sur chene et hetre (passes de 0,5 a 1 mm imposees), leger talonnage en entree de piece a rattraper au poncage.

Une premiere machine coherente pour l amateur exigeant qui travaille du resineux et prevoit l achat d un aspirateur d atelier.

Pas convaincu par la HMS850 ?
Budget trop serré pour ajouter un aspirateur d’atelier, projets réguliers en chêne ou en hêtre, ou besoin de plus de 204 mm de largeur : la HMS850 atteint vite ses limites. D’autres combinées méritent un coup d’œil — un peu plus chères mais plus puissantes, ou dotées d’une aspiration intégrée qui change la donne.

📋 Fiche technique Scheppach HMS850

⚙️ Motorisation

Puissance absorbee1 250 W
Alimentation230 V / 50 Hz mono
Vitesse de rotation8 000 tr/min
Nombre de fers2 HSS
Fers serie 0109210 × 16,5 × 1,5 mm
Fers serie 0115210 × 22 × 1,8 mm

📐 Degauchissage

Largeur max204 mm
Tables degauchissage737 × 210 mm
Guide parallele520 × 102 mm
Inclinaison guide90° a 45°
Passe max2 mm

🔧 Rabotage

Largeur max204 mm
Hauteur passage5 a 120 mm
Passe max2 mm
Vitesse avance6 m/min
Reglage hauteurmanivelle

📦 Encombrement

Dimensions780 × 440 × 455 mm
Poids net/brut23/25 kg
TablesAluminium moule
BatiAcier peint

🎯 A quel profil s adresse la Scheppach HMS850 ?

La plus legere et la plus accessible des combinees 204 mm, taillee pour l amateur qui debute le corroyage sans se ruiner.
VCette machine est pour vous si
  • >Vous debutez le corroyage et cherchez une premiere machine sous les 300 euros
  • >Votre atelier fait moins de 15 m2 et la machine doit se ranger apres chaque session
  • >Vous travaillez principalement du resineux et des feuillus tendres (sapin, pin, peuplier, tilleul)
  • >Vous possedez deja un aspirateur d atelier ou prevoyez d en acquerir un dans les 150-250 euros
  • >La garantie 10 ans et la disponibilite des pieces Scheppach comptent dans votre decision
XPassez votre chemin si
  • >Vous corroyez regulierement du chene, hetre ou frene en pleine largeur
  • >Vous avez besoin de plus de 204 mm de largeur de rabotage
  • >Vous ne voulez pas investir dans un aspirateur d atelier en plus de la machine
  • >Vous recherchez une machine pour un usage semi-professionnel quotidien
  • >La machine doit rester en place en permanence (preferez alors une machine plus lourde et stable)

Sur le papier, la HMS850 affiche une silhouette ramassée : 780 mm de long, 440 mm de profondeur, 455 mm de hauteur. Sur un établi standard, elle laisse encore de la place pour poser vos outils. Les 23 kg se soulèvent sans difficulté par un seul opérateur, un argument qui pèse quand la machine doit retourner au rangement après chaque session.

Le bâti en acier peint supporte des tables en aluminium moulé sous pression. L’aluminium, c’est léger et ça ne rouille pas. Par contre, ça se raye plus vite que la fonte. Passez un bois sale ou chargé de silice, et vous laisserez des traces. Un coup de chiffon avant chaque séance évite ce désagrément.

Le guide parallèle de 520 × 102 mm s’incline de 90° à 45° pour les chanfreins. Sa fixation sur un point unique le rend sensible à la flexion sous pression latérale, un trait commun aux guides aluminium de cette épaisseur.

Sur le plan de la sécurité, Scheppach a placé l’interrupteur marche/arrêt en façade avec un disjoncteur de surcharge intégré. Petit détail qui a son importance : le collecteur de copeaux doit être correctement verrouillé pour que le moteur accepte de démarrer. Un microrupteur bloque tout sans cette condition. J’ai vu des débutants chercher la panne pendant une heure avant de comprendre. La buse d’aspiration sort sur le côté, prévoyez votre installation en conséquence.

Le bloc moteur et l’arbre porte-fers

Le moteur monophasé développe 1 250 W en 230 V, une prise domestique suffit. L’arbre tourne à 8 000 tr/min et accueille 2 fers HSS. Attention au format : les machines de la série 0109 utilisent des fers de 210 × 16,5 × 1,5 mm, tandis que la série 0115 passe à 210 × 22 × 1,8 mm. Vérifiez le numéro de série sur la plaque signalétique avant de commander vos consommables.

La transmission repose sur des courroies Poly-V couplées à des pignons, dont certains en plastique. Ce choix peut surprendre, mais ce n’est pas un défaut de fabrication : le pignon plastique joue le rôle de fusible mécanique. En cas de blocage sévère (un nœud, une pièce coincée), il casse avant que le moteur ne grille. Une protection intelligente, mais aussi un maillon faible si vous forcez régulièrement sur des bois durs en pleine largeur. À ce niveau de prix, ce type de compromis est inévitable, et plutôt bien pensé.

Pour situer cette machine parmi les autres modèles Scheppach, la HMS850 représente le premier échelon. La HMS860 qui lui succède gagne 250 W (1 500 W) pour un gabarit identique, tandis que la HMS 1070 passe à 254 mm de largeur.

Dégauchissage : ce que dit la fiche

La largeur de dégauchissage atteint 204 mm avec une profondeur de passe maximale de 2 mm. Les tables totalisent 737 mm de longueur, correct pour des pièces jusqu’à 80-90 cm sans support externe. Au-delà, prévoyez une servante ou un tréteau en sortie.

Le guide s’incline jusqu’à 45°, ce qui ouvre la voie aux chanfreins et aux coupes d’onglet. Mais sa planéité laisse à désirer : il risque de fléchir sous pression normale. Un comportement que je connais bien sur les guides aluminium de cette épaisseur. Le matériau économise du poids mais sacrifie la rigidité. La parade est simple : un sur-guide en médium de 19 mm vissé par-dessus corrige le problème et garantit un équerrage fiable à 90°. Une heure de bricolage qui change tout.

Rabotage : ce qui change

Quand vous basculez en rabotage d’épaisseur, la hauteur de passage va de 5 à 120 mm. La passe maximale reste à 2 mm, identique au dégauchissage. L’avance automatique est de 6 m/min, soit environ 27 coupes par centimètre linéaire avec deux fers. Sur les résineux, l’état de surface devrait être satisfaisant sans reprise de ponçage. Sur les feuillus durs, les ondulations d’usinage seront plus visibles — deux fers génèrent moins de coupes par passage qu’un arbre hélicoïdal ou à trois lames.

Aspiration : le point critique

Ne vous fiez pas au raccord d’aspiration : sans un aspirateur délivrant au minimum 20 m/s de vitesse d’air, le carter s’engorge en quelques passes. Les copeaux s’accumulent sous les rouleaux d’entraînement, marquent le bois et finissent par bloquer les mécanismes internes. Un scénario que je connais bien sur les machines de cette gamme de prix. Prévoyez un aspirateur d’atelier dès le départ, comptez 150 à 250 € supplémentaires dans votre budget.

Première mise en route

Quelques opérations de montage sont nécessaires à réception : guide parallèle, buse d’aspiration, pont protecteur. Le point à ne pas négliger : l’alignement des tables entre elles. Contrôlez à la règle de précision que table d’entrée et table de sortie forment un même plan avant la première passe. Un décalage de quelques dixièmes fausse tout votre travail de dressage sans que rien ne soit visible à l’œil nu. Vous passerez des heures à chercher pourquoi vos chants ne sont jamais droits.

Pour le réglage des fers, je recommande d’ignorer le gabarit plastique souvent fourni. La méthode de la règle reste plus fiable : posez une règle métallique sur la table de sortie, faites tourner l’arbre à la main. Les fers doivent déplacer la règle de 2 à 3 mm horizontalement, pas plus.

Comportement selon les essences

Chaque essence réagit différemment sous les fers, et c’est là que les 1 250 W révèlent leurs limites.

Sur les résineux (sapin, pin, épicéa), les 1 250 W suffisent en principe : en passes de 1,5 à 2 mm, attendez-vous à un défilement régulier et à un état de surface propre.

Même attente pour les feuillus tendres comme le peuplier ou le tilleul. Ce qui fonctionne sur du sapin devrait fonctionner ici : des passes franches, un rendu qui limite le recours au ponçage.

Les feuillus durs (chêne, hêtre, érable) posent plus de problèmes. Ce qui passe sur du pin risque d’arracher du chêne : il faut alors réduire drastiquement la profondeur de passe (0,5 à 1 mm maximum) pour maintenir un fini acceptable. Mon avis : les 1 250 W montrent ici leurs limites face aux 1 500 W de la concurrence directe. À ce niveau de prix, ce compromis est attendu.

Niveau sonore : protection obligatoire

Cette machine génère un bruit strident qui impose le port du casque antibruit dès la première seconde. La notice constructeur indique un niveau de pression acoustique (LpA) de 101 dB, et un niveau de puissance acoustique (LWA) de 114 dB, comparable à une tronçonneuse en charge. Mes oreilles ont payé le prix de quelques séances sans protection au début de ma carrière, je ne le recommande à personne. Si votre atelier jouxte l’habitation, prévenez l’entourage avant de démarrer.

Entretien et longévité

La maintenance repose sur deux principes que beaucoup négligent : lubrification différenciée et nettoyage régulier.

Les paliers, pignons et chaînes acceptent une graisse classique toutes les 10 heures d’utilisation. Mais attention à la tige filetée de réglage de hauteur : elle exige un lubrifiant sec (graphite ou PTFE), jamais d’huile. Pourquoi ? La poussière de bois mélangée à un corps gras forme une pâte abrasive qui finit par gripper le mécanisme. J’ai vu des machines bloquées pour cette raison, alors que le problème se résout en deux minutes avec le bon produit.

Ce qui joue en sa faveur

Les 23 kg constituent l’argument principal : un seul opérateur déplace la machine, la range contre un mur ou la sort pour une session ponctuelle. Dans un garage partagé avec la voiture, ce format transportable change la donne.

Les tables de 737 mm permettent de dégauchir des chants de meuble courants sans bricoler de rallonges. Le passage dégauchissage/rabotage se fait sans démontage, un basculement du carter suffit.

Le programme garantie 5+5 ans (10 ans si inscription sous un mois) place Scheppach au-dessus de la concurrence directe sur ce segment. La disponibilité des fers et courroies via le réseau Scheppach facilite l’entretien à long terme.

Ce qui freine l’enthousiasme

Le guide parallèle reste le point sensible de cette machine. Sa rigidité insuffisante compromet l’équerrage précis à 90° dès qu’on applique une pression latérale normale.

L’aspiration ne fonctionne pas en autonomie : sans extracteur externe puissant, le travail devient vite impraticable.

Les 1 250 W suffisent pour les résineux et feuillus tendres, mais montrent leurs limites sur le chêne ou le hêtre en pleine largeur. Si vos projets impliquent régulièrement des essences denses, orientez-vous vers une machine mieux dimensionnée pour éviter la frustration.

CritèreHMS850HMS860Einhell TC-SP 204Bernardo PT 200 ED
Puissance1 250 W1 500 W1 500 W1 500 W
Largeur204 mm204 mm204 mm205 mm
Passe max dégau2 mm2,5 mm3 mm2 mm
Hauteur passage5-120 mm5-120 mmjusqu’à 120 mm5-210 mm
Poids23 kg24-30 kg27 kg31 kg
AspirationExterne requiseExterne requiseExterne requiseIntégrée
Garantie5+5 ans5+5 ans2 ans (ext. 3 ans)2 ans
Prix constaté~250-300 €~310-360 €~350 €~550 €

La Scheppach HMS860 succède directement à la HMS850 avec un châssis identique mais 250 W supplémentaires. L’écart de prix d’une centaine d’euros se justifie si vous travaillez régulièrement des feuillus mi-durs.

L’Einhell TC-SP 204 affiche une puissance équivalente pour un tarif proche de la HMS860. Sa passe maximale de 3 mm en dégauchissage constitue un avantage, mais la garantie plafonne à 3 ans.

La Bernardo PT 200 ED joue sur un autre terrain : son système d’aspiration intégré avec turbine et sac collecteur supprime le besoin d’un extracteur externe. À 550 €, elle coûte le prix de la HMS850 plus un aspirateur d’atelier. Le calcul peut s’équilibrer selon votre situation.

La même plateforme industrielle circule aussi chez Bricoman sous l’étiquette Korman : son clone Korman TX chez Bricoman affiche les mêmes 1 250 W et les mêmes fers, pour un prix plus élevé et une garantie réduite à 2 ans. Budget serré et usage occasionnel sur résineux ? La HMS850 tient son rang. Jetez un œil à notre sélection des combinées les mieux notées pour situer ces machines dans le paysage global.

Cette raboteuse dégauchisseuse HMS850 ne cherche pas à rivaliser avec les combinées à 500 € ou plus — et c’est justement ce qui fait son intérêt. Ce qu’elle propose, c’est un premier pas vers le corroyage stationnaire pour l’amateur exigeant qui travaille ponctuellement du résineux dans un espace restreint.

À ce niveau de prix, certains compromis sont inévitables. Ici, c’est la puissance (limitée sur les feuillus durs), le guide parallèle (à renforcer pour un équerrage fiable) et l’aspiration (inutilisable sans extracteur externe). Pour qui accepte ces limites et prévoit l’achat d’un aspirateur d’atelier, le calcul reste cohérent — c’est mon avis final sur cette machine.

Mon conseil : si votre budget total ne dépasse pas 500-550 € (machine + aspirateur) et que vos projets impliquent rarement du chêne ou du hêtre, la HMS850 mérite sa place dans votre atelier. Vous apprendrez les gestes du corroyage sans vous ruiner. Au-delà de cet usage, la HMS860 ou l’Einhell TC-SP 204 offrent une meilleure marge pour un surcoût raisonnable.

Questions fréquentes sur la Scheppach HMS850

Publications similaires